Pour le lancement du projet,

Lorsque le site a été mis en ligne il y a eu un afflux d'internautes. Deux ou trois projets se sont détachés des autres par les montants de leurs  financements.

Il Pennello en faisait partie et a rapidement été en tête. J'ai été assez surpris dans la mesure où certains projets étaient pilotés par des auteurs connus, voire très connus.

Je me suis astreint a nourrir la partie blog du projet en postant des images, des remerciements ou des commentaires. Ceci afin de rendre vivant cette phase de financement et moins anonyme.

 

Puis il y a eu une période de calme plat qui m'a paru très longue où plus personne n'investissait.

C'est alors qu'un "édinaute" ( éditeur/internaute ) d'Il Pennello s'est manifesté. Il nous a fait part de son intention de contacter tous les édinautes du projet et de leur demander, dans la mesure de leurs moyens, de doubler ou tripler le montant de la somme qu'ils avait déjà versée.


Mathématiquement, cela équivalait à clore le budget. Lui-même s'engageant à remettre une somme importante si l'ensemble des personnes le suivait.

Cela nous a paru une action cadrant tout à fait avec un concept  communautaire où un groupe de personnes se prennent en main pour faire aboutir un projet auquel ils tiennent.

En parallèle, je me suis mis à envoyer un court message personnalisé à chaque édinaute qui investissait.

J'ai pu avoir des échanges assez sympathiques avec certains internautes. Cela a contribué, selon moi, à casser le côté impersonnel que peut prendre internet.

 

Puis les choses se sont accélérées. Devant mon écran, je voyais, sidéré, le compteur du projet augmenter de six ou sept pour cents en un quart d'heure. Serge qui était à Brisbane suivait cette évolution avec un jour de décalage. Il s'apercevait que les " nous" et les " notre projet" commençant à être employés prouvaient que le édinautes s'appropriaient Il Pennello.

Puis un vendredi soir vers 22h le financement du projet a été bouclé. Un édinautes " Dash the Clash" a surpris tout le monde en versant le complément au budget.

 

Ce fut pour moi un moment fort en émotions.

Il Pennello allait pouvoir exister et Sandawe avait poussé son premier cri de nouveau né.