EDITO 51/52/53 SIX MOIS DANS LES BRAS DU FLEUVE

Le fleuve dans la ville

 

Le fleuve a toujours eu une immense influence sur le regroupement des hommes et leur implantation. Toute histoire collective commence au bord du fleuve que cela soit l'Amazone ou la Seine.

 

Habiter contre l’eau

 

Cette influence a perpétuellement oscillé entre répulsion et attraction : répulsion avec les crues, moussons (Calcutta), envahisseurs entrant dans l’intérieur des terres pour y trouver de nouvelles richesses moins protégés (Paris, Corbeil) et attraction avec l'eau et la pêche vitales, échanges flottants (Etampes, Venise), mouvement perpétuel permettant le développement industriel et agricole (Florence), fertilité des limons sur les terres agricoles observées et exploitées (Le Caire). Mais le fleuve est aussi une limite qu’il faut franchir, puis domestiquer, et sur laquelle certains hommes se sont installés pour se protéger (Les Pays-Bas et leurs digues insensées). L’eau, source de vie est un enjeu politique toujours actuel (frontières, approvisionnement, ponts, faune..), l'objet de reconquête de la ville (Evry) et un lien entre la nature et les citadins (Estuaire de la Loire).

 

Le fleuve comme chemin

 

Une entrée comme une sortie (Amazone, Congo), le fleuve mène à la mer. Il est d'ailleurs à la source d'inspiration littéraire et artistique immense. Consacrer le 4ème festival Villes & Toiles au rapport des citadins au fleuve, permet de penser les activités de l'homme et la ville, dans son rapport à l'immensité du territoire. Et penser, entre des villes, un point de liaison pas si innocent sur un département comme l'Essonne.