OBRECHT. Berlin. Rencontre

 

Partir pour vivre/travailler/aimer/créer à Berlin ?

Pourquoi ? Une enquête menée avec Michel STIERNON, historien et sociologue de l’art du XXIe siècle.

 

Octobre 2016.

FS:

A quelle date êtes vous venue travailler à Berlin?

 

FO:

Je suis venue travailler à Berlin en janvier 2009.

 

FS:

L'aviez-vous déjà visité/habité ?

 

FO:

J´y avais été étudiante à la Weissensee Kunsthochschule en 1997-98 (échange Erasmus à l´époque où j´étais étudiante aux Beaux-Arts de Paris).

 

J´ai habité à ce moment-là 6 mois à Berlin; au début je logeais chez des amis à Pankow, puis ceux-ci m´ont trouvé un appartement à Mitte (qui ne ressemblait pas au Mitte d´aujourd´hui!) où je me chauffais au charbon.

 

Mon atelier se trouvais dans une annexe de Weissensee Kunsthochschule (l´ex école des beaux-arts de Berlin-est): il s´agissait d´un bâtiment rouge situé à Monbijoupark, juste à côté de l´ile aux musées.

 

FS:

Et qu'y cherchiez vous ?

 

FO:

Au moment où nous avons décidé de déménager à Berlin avec Axel, nous étions à Nice. Nous avions de très beaux atelier de la ville de Nice (les ex locaux Spada) et une vie très confortable proche de notre famille, beaucoup d´amis...

 

En allant vers Berlin il y avait l´idée d´aller dans un lieu où presque tout serait nouveau (bien que nous avions déjà pas mal de contacts sur place), dans une capitale où il serait possible de se perdre mais aussi d´être en présence de nombreux musées, expositions etc... et puis il faut avouer, les prix des loyers à l´époque faisait que Berlin s´était transformée en atelier géant. Beaucoup d´artiste y travaillaient tout en exposant dans des galeries à Paris, à Londres ou ailleurs. En plus de cette sensation de liberté il y avait aussi le fait de sentir qu´il était possible de vivre dans cette ville en famille: Berlin regorge d´espaces verts, est entouré de lacs... Nos enfants ont pu bénéficier facilement de places dans des écoles franco-allemandes.

A SUIVRE