SOTHA. Au long de rivière Fango. Rencontre.

Sotha co-fondatrice du Café de la Gare, metteure en scène, auteur, revient sur son travail de réalisation au cinéma à l'occasion de la ressortie de "Au long de rivière Fango".

 

Entretien avec Franck Senaud. Août 2017

FS:

 

vous écriviez pour le café-théâtre dès 1966 je crois, comment s'est passé la transition vers votre premier film ? Est-ce votre travail de scénariste ? dialoguiste ?

 

 

 

Sotha:

 

J'ai toujours écrit, pas spécialement pour le Café-Théâtre.

 

La transition a été inverse, puisque j'ai fait l'Idhec (prépa et 1 an seulement) dans l'idée d'être réalisatrice et que le Café de la Gare, aboutissement normal de ma rencontre avec Romain en 1963/64, je ne sais plus, m'a permis d'avoir les moyens et les acteurs pour faire du cinéma.

 

 

 

FS:

 

Idhec !? Quel rapport aviez vous déjà au cinéma alors ?

 

 

 

Sotha:

 

Mon père faisait partie du jury de sélections des festivals au CNC et m'emmenait dès 12 ans aux projections, un des ses amis était le directeur de Cinémonde, dans lequel j'écrivais des petites rubriques dans le courrier des lecteurs. Comme je parlais de films qui n'étaient pas sortis on m'a parfois remonté les bretelles... De toute façon j'ai toujours voulu écrire des histoires, et surtout pas être comédienne.

 

 

 

FS:

 

votre cinéma vient du récit. Question apparemment bateau: y avait-il beaucoup de femmes réalisatrices ou auteures dans cette jeunesse de cinéma ? Que lisiez vous ?

 

 

 

Sotha:

 

Je lisais tout ce qui était à ma hauteur dans la librairie des copains de mon père qui m'hébergeaient ‎à Paris car il n'y avait pas de lycée ou j'habitais, à Chantilly. La seule femme cinéaste de cette époque était Agnès Varda.